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Martine Billard vient de mettre en ligne son site de campagne et sa nouvelle page Facebook. Allez-y un faire un tour et faites tourner.
Si vous voulez le changement pour de vrai, il n'y a pas trente-six solutions: envoyons le plus grand nombre de député-e-s du Front de Gauche à l'Assemblée, Martine en tête!
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Mercredi 23 mai à 18h30
Le Front de Gauche a publié un « Appel pour une économie sociale et solidaire de transformation », manifestant sa volonté de soutenir la mobilisation des acteurs dans une perspective sociale et écologique.
Organisée par l’Institut Polanyi – France et par le Mouvement d’économie solidaire, cette rencontre a pour objet d’approfondir les conditions nécessaires pour aller dans ce sens.
Programme
Présentation de l’Appel par François Longérinas, co-animateur du Front de Gauche de l'ESS, auteur de «Prenons le pouvoir, Coopératives, autogestion et initiatives citoyennes » et Marie-Christine Vergiat, députée européenne.
Débat animé par Jean Sammut, président de l’Institut Polanyi
• Service public et initiatives citoyennes : quelles alliances et complémentarités pour une nouvelle architecture institutionnelle au service du bien commun et de l’intérêt général ?
Par Gilles Rémignard, vice-président chargé de l'ESS de la Communauté d'agglomération des Lacs de l'Essonne
• Insertion par l’économique et citoyenneté active.
Par Zinn Din Boukhenaïssi, délégué général du Comité national de liaison des régies de quartier
• L'économie sociale et solidaire, un levier pour la transformation sociale ?
Par François Bernard et Véronique Branger pour le Mouvement d’économie solidaire:
• Quelles nouvelles dynamiques dans les domaines culturels et scientifiques?
Par Patricia Coler et Pierre Prévost (Union fédérale d’intervention des structures culturelles, UFISC) et
Lionel Larqué (Forum mondial science et démocratie):
Conclusion à plusieurs voix : quels éléments-clefs pour une ESS de transformation ?
• Claude Alphandéry, président du Labo de l'ESS
• Jean-Philippe Magnen, vice-président du Conseil régional des Pays de Loire, vice-président du
Réseau des territoires pour l’économie solidaire
• Jean-Louis Laville, auteur d'« Agir à gauche, L’ESS »
• François Longérinas et Marie-Christine Vergiat
Pour procéder à votre inscription à la rencontre du 23 mai, merci de bien vouloir compléter ce formulaire :
https://docs.google.com/spreadsheet/viewform?formkey=dG42M2hNSDdMMFJ5bXAtYlAtLXc2dnc6MQ
Où cela se passe?
EMERGENCES
Immeuble Le Méliès - 7e étage
261, rue de Paris - 93556 – Montreuil Cedex
Métro : Porte de Montreuil ou Robespierre
Rédigé à 16:06 dans Economie sociale et solidaire | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Malgré une météo peu clémente, plus de trois cents personnes, habitant pour la plupart le 3e ou le 10e, avaient fait le déplacement pour participer à la Fête citoyenne de lancement de la campagne de Martine Billard. Marie-Georges Buffet et les syndicalistes Eric Poisson (SUD) et Thomas Petit (CGT) y ont apporté leur combativité. Clara Cosquer, ma co-directrice de campagne, y a joué avec brio le rôle de Madame Loyal.
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Rédigé à 15:17 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Rédigé à 14:55 dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Dès ce premier tour de l'élection présidentielle, Sarkoy et la droite ont été largement désavoués. La Gauche a augmenté ses scores en pourcentage et en nombre de voix. Sans conteste grâce à l'apport des voix du Front de Gauche. Le score de celui-ci marque une progression fulgurante par rapport aux dernières élections nationales, les Européennes: 3 millions de voix en plus et un pourcentage presque doublé. Cette poussée du Front de Gauche change le paysage. Elle met la gauche à un niveau très élevé. Elle a de toute évidence contribué à contenir l’abstention, qui reste dans la moyenne basse des élections présidentielles. Elle contrebalance en partie la poussée du FN qui réussit à prendre un nouvel ascendant à droite en retrouvant les voix qui s’étaient portées sur Nicolas Sarkozy en 2007. Nous avons donc eu raison de concentrer notre campagne sur l'analyse et la critique radicale de l'extrême droite. Sans cela, le résultat du vote du 22 avril eut été encore plus alarmant.
Bien-sûr, nous n’avons pas encore atteint notre objectif qui est d’être majoritaire à gauche. Mais le combat politique ne se mène pas en une seule élection. Il y en aura d’autres. Sans tarder, puisque dans quelques semaines seulement se tiendront les Législatives. Nous sortons renforcés de cette campagne. Le Front de Gauche s’est élargi et enraciné. Mesurant sa force, il a pris confiance en lui. Il a rencontré un mouvement populaire, qui se construit dans les urnes et dans les luttes. Dimanche 6 mai, nous élargirons la brèche en battant Sarkozy à plate couture.
Car il ne s’agit pas seulement de chasser le locataire de l’Elysée. Nous voulons secouer l’oligarchie et fracasser l’axe Sarkozy-Merkel, synonyme d’austérité dans toute l’Europe. Alors le FN perdra son meilleur agent électoral, contrefacteur multirécidiviste de ses propositions sur l’immigration et l’insécurité. Alors le pays, traumatisé par cinq années de répression et de mépris contre le mouvement social, reprendra le goût du partage et de la lutte. Une fois le verrou Sarkozy sauté, la France belle et rebelle qui s’est donnée à voir dans notre campagne pourra surgir plus hardiment encore.
Il faut donc battre Sarkozy. Et pour ce faire, sans état d'âme, la seule solution est de glisser un bulletin François Hollande dans l'enveloppe dimanche prochain.
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Je suis bien-sûr un peu sonné ce matin par les résultats du premier tour de la présidentielle. Non tant par le score de Jean-Luc Mélenchon que par celui de l'infâme matronne de l'autre bord, qui, soit dit en passant, fait moins que son père et Mégret additionnés en 2002. Ils avaient fait 19,2 à eux deux. Et je ne compte pas De Villiers. Ce qui est inquiétant, comme me l'a fait remarquer mon ami Bob, "c'est que, le nombre d'électeurs ayant augmenté, ils ont gagné près d'un million d'électeurs en dix ans. Ce qui est sûr, c'est que le FN s'est installé dans le paysage politique comme une force rassemblée. Il y a depuis les années 30 un électorat d'extrême-droite de l'ordre de 14% en France. Ce n'est pas nouveau..."
Mais je n'ai pas tout perdu...
Installé en terrasse chez Jeannette, rue du Faubourg-Saint-Denis, un matin de juillet dernier, je rencontre Marc, un vieux pote croisé régulièrement depuis vingt-cinq ans dans les mouvements de la gauche alternative. Il est séduit par le Front de Gauche, mais n'y croit pas, me dit-il, depuis l'échec de la candidature Bové. Il me promet un restau "classe" si Mélenchon fait plus de 5%... Nous topons. Il faut dire que les sondages le mettent à 3, le Jean-Luc.
C'est en janvier que tout s'est accéléré... à la fin de ce mois-ci, deux amis montreuillois m'interpellent à l'occasion d'une petite fête para-professionnelle. Trentenaires, l'une et l'autre sont engagés à Attac et ont décidé de faire la campagne du Front de Gauche. Mais traumatisés par l'échec d'une candidature unitaire de l'Autre gauche en 2007, on ne la leur fait pas: un 6-7% leur irait bien. Je leur parie un dépassement du 10. Banco: les deux s'engouffrent dans la brèche. Me voilà aujourd'hui avec deux repas de plus dans la musette.
Une semaine plus tard, alors qu'un premier sondage met Jean-Luc à 10%, je récidive pour un apéro en jeu.
Trêve de balivernes, on va se faire une bouffe avec ces copains... à la santé de notre score à deux chiffres et de la poursuite de notre combat contre Sarkozy et l'extrême-droite. Il n'empêche que je suis amer. J'aurais tant voulu que Le Pen soit derrière!
Je suis à la fois triste et fier de cette magnifique campagne. Je n'en avais pas vécue d'aussi forte et unitaire depuis plus de trente ans. Aucun candidat à la gauche du PS n'avait dépassé les 10% depuis 1981.
Mardi 1er mai, on se retrouve dans la rue avec les syndicats et le mouvement social.
Dimanche 6, on boute Sarko hors de l'Elysée.
Pour la suite, la lutte continue avec le Front de Gauche pour une révolution citoyenne, pour faire barrage au Front national. Pour un monde de partage.
Petit coup de blues le soir du 22 avril? (photo: S. Burlot)
Rédigé à 21:27 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Je vous livre une contribution de mes amis et camarades Romain Biessy et Maël Goepfert, responsables Logement-Ville-Habitat du Front de Gauche. Une belle démonstration qu'une politique volontariste est nécessaire et que les demi-mesures prônées par le parti socialiste sont bien loin du compte.
«La gauche propose bien un encadrement des loyers mais, pour le PS, la solution consiste à ralentir la hausse d’un marché qui a déjà atteint des sommets inaccessibles pour le plus grand nombre alors que le Front de Gauche inverse la tendance en redescendant sur terre.»
A quelques jours du premier tour, enfin, les langues se délient et les nuances apparaissent. Sur la question du logement, cette campagne aura eu le mérite d’offrir à nos concitoyens un éventail de termes appelant à la régulation des prix locatifs du parc privé, «blocage», «limitation à la hausse», «encadrement»...
Derrière ces formules, les réponses ne sont pas les mêmes à la seule question qui compte: peut-on se loger en Ile-de-France et dans les grandes villes au prix actuel du marché?
La réponse est oui si l'on accepte de vivre dans un espace plus que réduit.
Par contre, si on désire un peu de dignité et de l’espace pour que s’épanouissent les enfants, c'est impossible! Quant au luxe d'avoir une chambre pour les parents et chacun des enfants, il faut percevoir des salaires de cadre «très supérieur»! La solution actuelle pour diminuer le coût lié au logement consiste à passer beaucoup de temps dans les transports pour se rendre de son logement à son travail ou d’accepter de laisser la chambre aux enfants pour dormir dans le salon.
Voilà la réalité des conditions de logement des ménages.
Au Front de Gauche, nous avons choisi la clarté et déclinons notre projet avec la revendication «encadrement à la baisse». Comment? En faisant la moyenne des loyers pratiqués dans un bassin d’habitat dit «tendu», permettant d’établir par décret une fourchette de prix à ne pas dépasser. Cette fourchette des prix vise à favoriser les propriétaires ayant investi dans l’isolation de leur logement par rapport à ceux qui ont reçu des aides de l’Etat pour s’en porter acquéreur. Nous appelons cela la justice sociale et la planification écologique. Le 7 décembre 2011, un projet de loi d’«encadrement des loyers et renforcement de la solidarité urbaine» déposé pour les députés du Front de Gauche avait eu le vote de toute la gauche de l’hémicycle sous les quolibets de la droite.
Or il apparaît à la lecture de l’article «Encadrement des loyers: Hollande recycle et Sarkozy change d'avis» publié le 12 avril dans Mediapart par Ellen Salvi, que Benoîst Apparu, secrétaire d’Etat chargé du logement, confond le projet du PS...
Rédigé à 14:37 dans Environnement, Logement, Habitat, Social, Solidarités | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 22:36 dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 18:05 dans Economie sociale et solidaire | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je signe l'Appel du Front de Gauche de l'ESS
Le refus du capitalisme et du productivisme est à l'ordre du jour : nombreux sont ceux et celles, en recherche de solutions alternatives à finalité humaine et sociale, qui veulent maîtriser leurs propres affaires.
La résistance des travailleurs et des citoyens remet sur le devant de la scène l'aspiration à une alternative au système économique basé sur les seuls profits financiers. Les Fralib, qui fabriquent le Thé Eléphant, luttent pour refuser la délocalisation de leur entreprise et pour la transformer en coopérative. Les imprimeurs d'Helio Corbeil, les salariés de Ceralep et les métallos des Aciéries de Ploermel ont déjà réussi cette mutation.
Les mouvements d'éducation populaire et les associations citoyennes sont entrés en résistance contre les mesures liberticides et mortifères pour la vie démocratique du gouvernement Sarkozy-Fillon, lequel s'acharne à vouloir faire passer les associations sous les fourches caudines de la marchandisation et de la concurrence.
Le Front de Gauche met tout en œuvre pour soutenir la mobilisation des acteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS), associations, mutuelles, coopératives, comités d’entreprises. Le développement de l'ESS n’est pas une affaire marginale. Il est essentiel dans la construction d’un nouveau système économique. Les principes de non lucrativité, de démocratie, de solidarité et d'égalité sont au cœur du projet de transformation sociale et écologique. C’est pourquoi l’ESS devra figurer dans les programmes d’histoire et d’économie des collèges et lycées comme dans les universités.
Nous entendons également agir aux plans européen et international. Cela exigera :
De s'affranchir du Traité de Lisbonne et exclura d’entrer dans le Mécanisme Européen de Stabilité qui interdit toute possibilité autre que le libéralisme
De contraindre au respect des orientations du BIT qui devront primer sur les orientations de l’OMC.
Prendre en compte le défi écologique
Chacun a conscience aujourd'hui que la catastrophe écologique remet potentiellement en cause les conditions même de la vie humaine sur Terre. Elle est en majeure partie le résultat des logiques capitalistes et productivistes du profit maximal et de court terme.
Nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production et de consommation. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable et solidaire créateur d’emplois et facteur d’égalité sociale.
Il s'agit d'une ambition nationale, voire européenne, de relocalisation, de reconversion écologique et sociale de l'économie et de priorité aux circuits courts et à l’économie circulaire dans une démarche d'intérêt général.
Cette ambition exigera un considérable effort de recherche. Par exemple :
Assumer la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l’énergie, seule garante de la transparence, de l’indépendance, de l’expertise et de la qualité des installations et des exploitations. À cet effet, nous créerons un pôle public de l’énergie (EDF, GDF, Areva et Total renationalisés). Citoyens et salariés seront associés à sa gestion et à son contrôle.
Agir pour la création d’un tel pôle public au plan européen.
Les acteurs sociaux auront toute leur place pour développer leurs activités : aux pouvoirs publics la maîtrise absolue de la distribution, et nous favoriserons, pour la production d'énergie, le développement de structures coopératives locales, au plus près des territoires.
La transition écologique implique une planification tenant compte des enjeux industriels et sociaux. Elle s’appuiera sur un plan et un budget pluriannuel débattus et votés au Parlement. L’implication citoyenne devra faire du débat préalable un exercice exemplaire de décision et de mise en œuvre, dans les territoires comme dans les entreprises.
Chacun comprendra ici en quoi les acteurs de l'ESS peuvent y jouer un rôle central.
Créer un pôle public financier
Nous proposons la création d’un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et assurances mutualistes dans le respect de leurs statuts et de banques et compagnies d’assurances qui seront nationalisées. Ce réseau sera chargé d’une mission de service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation, de l’activité économique réelle, notamment des PME-PMI et de la préservation de l’environnement.
Dans ce pôle financier public et social, les banques coopératives auront toutes leur place, et la voix des sociétaires et des salariés, personnes physiques ou morales, devra se faire entendre pour intervenir sur les décisions stratégiques. Il s’agit bien de permettre une appropriation citoyenne du crédit et de l’épargne. Le succès d’un tel dispositif financier dépend en grande partie de cette appropriation. Les banques coopératives pour y jouer leur rôle, devront revivifier leurs pratiques de l’économie sociale.
Soutenir les formes de propriété coopérative
Notre programme prévoit l’extension de la propriété publique par le développement des services publics. Il promeut de nouvelles appropriations sociales par la nationalisation de grands leviers de l’action économique, industrielle et financière. Il propose des formes décentralisées de la propriété sociale. Il veut aussi systématiser le recours à l’économie sociale et solidaire (ESS).
Le soutien public à l’économie sociale et solidaire, et notamment aux coopératives, sera fortement augmenté. La propriété sociale des entreprises doit se développer, notamment par la mise en œuvre du droit de préemption des salariés sur les entreprises cédées pour les transformer en coopératives. La transformation en SCOP ou SCIC de 10% des 60000 entreprises vendues chaque année multiplierait par 30 leur nombre actuel, faisant tendre le poids de l’ESS vers 20% du PIB. Le financement pourra se faire par soutien de l’Etat, avec un fonds géré par la CDC et constitué pour une part d’épargne salariale. Une aide financière sera accordée aux salariés qui reprennent ou créent leurs entreprises sous forme coopérative. Pour créer de nouveaux droits des salariés dans les entreprises, on pourra s’appuyer sur l’expérience acquise par les SCOP en ce domaine.
Nous favoriserons en particulier la création de sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC) permettant d’associer salariés, usagers et collectivités territoriales dans des projets de développement local. Les commandes de l’Etat, des collectivités et des services publics, s’adresseront prioritairement à ces coopératives grâce à une modification du Code des marchés publics.
Enfin un soutien sera apporté aux initiatives d’habitat autogéré et coopératif, dans le cadre des programmes de création de logements sociaux, en neuf et en réhabilitation.
Rédigé à 00:42 dans Economie sociale et solidaire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J'ai commis cette centaine de pages pour distiller le goût des utopies concrètes, celles qui se répandent jour après jour, lorsque ceux qui résistent passent aux alternatives.
Le livre est aujourd'hui disponible en avant-première dans les meetings du Front de Gauche. Bientôt il sera accessible à toutes et tous, c'est promis.
En voici la présentation en quatrième de couverture:
Face à la crise de civilisation et à la catastrophe écologique programmée, les acteurs de l'économie sociale et solidaire proposent des réponses concrètes et radicales. Ils sont en première ligne de la mise en œuvre de la relocalisation et de la reconversion des activités économiques. Avec à la clé, plusieurs millions d'emplois préservés et créés.
Des luttes de résistance à la création de projets alternatifs, les salariés de Fralib, producteurs du thé Eléphant, les imprimeurs d'Helio Corbeil et les métallos des Aciéries de Ploërmel, se sont mobilisés pour transformer leurs entreprises en sociétés coopératives.
Remontant aux premières expériences autogestionnaires du 19e siècle, l'auteur témoigne du bouillonnement de ces pratiques alternatives et plaide la cause d'une économie sociale et solidaire de transformation de la société. Chacun d'entre nous peut en être acteur. Du local au gobal.
Vous pouvez le commander directement sur le site des Editions Bruno Leprince, collection Politique à gauche, 108 pages, 5€.
Rédigé à 00:23 dans Economie sociale et solidaire, Livres, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 14:45 dans Economie sociale et solidaire, Logement, Habitat, Social, Solidarités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Quand industrie et planification écologique font bon ménage...
Dans un contexte de capitalisme mondialisé, les fermetures d’entreprise se multiplient, jetant à la rue des dizaines de milliers de salarié-e-s. Pourtant, partout les ouvriers refusent la fatalité imposée par la doctrine libérale et élaborent des stratégies de reprise de l’activité.
Partout, les travailleurs se mobilisent pour repenser l’emploi et la nature des liens à développer avec l’environnement. Leurs projets intègrent une dimension jusqu’alors trop souvent oubliée : celle de l’environnement au sens large. Ainsi les projets se construisent, se réorganisent et se modifient en s’appuyant sur une méthode : la planification écologique.
Partout en France, il existe des poches de résistance où s’inventent des alternatives concrètes : reprise de l’entreprise sous forme de coopératives ouvrières, mise en place de circuits courts, liens directs producteurs consommateurs (AMAP), projets alternatifs de ré-industrialisation… Ces projets existent, tels ceux des salariés d’Arcelor-Mittal, de Fralib, de Pétroplus, de la Papeterie M’Real, des dockers du Port de Marseille…
Tous ont travaillé à un projet innovant sur le plan de l’ingénierie ou de l’organisation, liant ré-industrialisation à la planification écologique. Tous prônent la relocalisation, le maintien d’un emploi de qualité et la protection environnementale.
C’est parce que l'action collective rend plus fort, que les salariés ne sous-estiment pas leur capacité à reprendre le pouvoir que le Front de gauche veut leur donner la parole.
Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle et Pierre Laurent, Secrétaire National du Parti Communiste Français, donnent la parole à ces salariés, ces « invisibles » porteurs de ces projets alternatifs.
Forum du Front de Gauche
Mardi 27 mars 2011 à 10h30 à l’Usine
8 rue Chassagnolle – 93260 Les Lilas
Tous ces salarié-e-s viendront présenter au Front de gauche comment ils s’organisent pour se réapproprier leur outil industriel. Ils nous expliqueront comment pour eux, ré-industrialisation et planification écologique ne sont pas séparables, bien au contraire.
Pour le Front de gauche, l’impossible pour les puissants devient le possible pour le peuple
Délégation du Front de Gauche :
Rédigé à 17:00 dans Actualité, Economie sociale et solidaire, Environnement, Logement, Habitat, Social, Solidarités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Amis des circuits courts,
coopérateurs ludiques,
amapiens du Marais et d'ailleurs,
jardiniers partageurs,
citoyens solidaires,
autogestionnaires en goguette,
mutualistes dans l'âme
et autres fanfarons de l'associationnisme...
Entrez dans la danse du Front de Gauche de l'économie sociale et solidaire,
Rejoignez la balade de la VIe République,
Soyez au rendez-vous de l'économie sociale et solidaire radicale,
On se retrouve, tous les dingues d'ESS, dimanche 18 mars, à notre rendez-vous, à 14h, Place de la Nation, dans la rue "circulaire intérieure" entre le Faubourg Saint-Antoine et le boulevard Voltaire...
Nous marcherons vers la Bastille, rouges et verts, la tête pleine d'alternatives et d'utopies concrètes :-))
Rédigé à 01:10 dans Actualité, Economie sociale et solidaire, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Je suis intervenu, avec ma camarade Sylvie Mayer, co-animatrice avec moi-même du Front de Gauche de l'Économie sociale et solidaire, au nom de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la Présidentielle, lors du « Forum pour une économie démocratique: les candidats prennent position ». L'événement, qui a eu lieu le 2 mars dernier, était organisé par le CEGES, principal regroupement des acteurs de l'économie sociale et solidaire en France.
Le programme du Front de Gauche s’intitule « l’humain d’abord », et c’est ce qui fait toute sa cohérence. Les diverses forces de la gauche de la gauche, mais aussi chose nouvelle, des citoyens non organisés, ont entamé un travail collectif de co-construction avec les acteurs de la vie citoyenne dans des assemblées citoyennes et des ateliers législatifs. Nous avons, pour ce faire, créé des Fronts de Gauche thématiques dont un FDG de l'ESS que nous représentons ici.
Des propositions favorables à l’ESS traversent l’ensemble de notre programme, dans ses aspects sociaux, économiques et écologiques; ainsi en est-il de la formation des jeunes qui doit inclure l’économie sociale dans ses volets économiques.
D’autres propositions nécessitent le développement de l’économie sociale et solidaire, en lien avec le développement des services publics : pour nous ce développement, n’est pas un aspect marginal mais essentiel dans la construction d’un système alternatif. L'ESS montre dans ses principes mêmes de non lucrativité, de démocratie et d'égalité la possibilité effective et concrète de la transformation sociale et écologique que nous appelons de nos vœux.
Enfin, nous faisons des propositions aux plans européen et international qui auront l’ESS pour actrice. Mais cela exigera de s'affranchir du Traité de Lisbonne et de ne pas entrer dans le Mécanisme Européen de Stabilité qui nous retire toute possibilité autonome de prendre un autre chemin.
Nous allons maintenant développer quelques propositions emblématiques qui concernent votre secteur. Nous ne développerons pas tout : vous pouvez vous reporter notamment à ce que Jean Luc Mélenchon, qui nous a chargés de l’excuser et de vous saluer, a répondu à l’USGERES et à ce qu’il dira devant la CPCA le 10 mars prochain.
La planification écologique
Il s'agit à la fois d'une question d’échelle (à moyen et long terme avec des mesures industrielles de reconversion), et d’implication citoyenne démocratique.
Chacun a conscience aujourd'hui que la la catastrophe écologique remet en cause potentiellement les conditions même de la vie humaine sur Terre.
Le réchauffement climatique, la destruction de la biodiversité, l’épuisement rapide des ressources naturelles ne sont pas des catastrophes purement naturelles, mais le résultat des logiques capitalistes et productivites du profit maximal à court terme.
Nous proposons la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange en fonction de l’intérêt général de l’humanité et de l’impact de l’activité économique sur l’écosystème. Elle permettra de préciser les orientations et les investissements publics nécessaires pour enclencher une transition écologique et promouvoir un développement humain durable créateur d’emploi et facteur d’égalité sociale.
Il s'agit d'une ambition nationale, voire européenne, de relocalisation, de reconversion écologique et sociale de l'économie et de priorité aux circuits courts dans une démarche d'intérêt général.
Par exemple, nous réaffirmons l’exigence de la maîtrise publique, sociale et démocratique du secteur de l’énergie, seule garante de la transparence, de l’indépendance, de l’expertise et de la qualité des installations et des exploitations.
Nous créerons un pôle public de l’énergie comprenant EDF, GDF, Areva et Total renationalisés. Ses salariés seront toutes et tous sous le même statut. Ils et elles seront associés étroitement aux choix de gestion de l’entreprise publique et leur liberté d’expression sera garantie. Les citoyens seront également associés à la direction de ce pôle. Nous agirons parallèlement pour la création d’un tel pôle public au plan européen.
Là encore les acteurs auront toute leur place pour développer leurs activités: aux pouvoirs publics la maîtrise absolue de la distribution, alors que nous favoriserons, pour la production d'énergie, le développement de structures coopératives locales, au plus près des territoires. Citons Enercoop qui articule association des acteurs locaux et publics, énergies renouvelables et problématique d'intérêt général). Voilà un bon exemple de nouvelles relations entre service public et ESS. Il s'agit d'un modèle idéal en quelque sorte; c'est pourquoi nous parlons globalement de socialisation des entreprises et non de retour systématique aux nationalisations centralisées.
Revenons à la planification écologique: elle s’appuiera sur un plan écologique débattu et voté au Parlement, assorti d’une loi de programmation financière. Sur tous les territoires, les citoyens seront associés au débat sur les objectifs et les actions à développer; l'implication citoyenne devra faire du débat préalable à la planification écologique un exercice exemplaire de démocratie participative. Mais aussi dans sa mise en œuvre, dans les territoires comme dans les enteprises... Il faut penser sur la durée, c'est pourquoi il faut planifier la transition écologique; une politique des petits gestes ou qui ne tiendrait pas compte des enjeux industriels serait inefficace.
Mais cette planification écologique ne pourra fonctionner que si les citoyens se l'approprient en amont et tout au long du processus. Chacun comprendra ici en quoi les acteurs de l'ESS peuvent y jouer un rôle central...
Pôle public financier
Nous proposons la création d’un pôle financier public par la mise en réseau des institutions financières publiques existantes (Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale), des banques et assurances mutualistes dans le respect de leurs statuts et de banques et compagnies d’assurances qui seront nationalisées. Ce réseau sera chargé d’une nouvelle mission de service public du crédit et de l’épargne, au service de l’emploi, de la formation, de la croissance réelle et de la préservation de l’environnement. C’est donc un dispositif essentiel pour sortir de la crise et de l’emprise des marchés financiers.
Son action permettra de soutenir localement les luttes sociales et s’appuiera sur des fonds régionaux pour l’emploi et la formation. Les salariés et leurs représentants disposeront d’un droit de saisine de ce réseau. La « gouvernance » d’un tel pôle reposera sur des pouvoirs nouveaux exercés par les représentants de la Nation, les salariés travaillant dans ces institutions et leurs usagers : entreprises et collectivités territoriales, bien sûr, mais aussi représentants des salariés, des chômeurs et précaires, des associations de consommateurs et les associations de défense de l’environnement.
Dans ce pôle public et social financier, les banques coopératives auront toutes leur place, et la voix des sociétaires, personnes physiques ou morales devra se faire entendre pour intervenir sur les décisions stratégiques. Il s’agit bien de permettre une appropriation citoyenne du crédit et de l’épargne. Le succès d’un tel dispositif financier dépend en grande partie de cette appropriation, et on voit combien les banques coopératives y ont un rôle à jouer, à condition d’y revivifier les pratiques de l’économie sociale.
Bien évidemment il ne faudra pas attendre que ce pôle soit organisé pour imposer aux banques l’octroi de crédits aux PME-PMI qui en obesoin, et notamment à celles qui sont sous forme coopératives.
Droit de préemption des salariés et soutien aux formes de propriété coopérative
Notre programme prévoit l’extension de la propriété publique par le développement des services publics. Il promeut de nouvelles appropriations sociales par la nationalisation de grands leviers de l’action économique, industrielle et financière. Il propose des formes décentralisées de la propriété sociale. Il veut aussi systématiser le recours à l’économie sociale et solidaire (ESS)...
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Rédigé à 16:45 dans Economie sociale et solidaire, Environnement, Libertés, Démocratie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 17:41 dans Actualité, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Après avoir laissé la SNCF organiser la banqueroute de SeaFrance, l'apprenti sorcier Sarkozy désavoue ses propres ministres, qui, hier matin encore, jugeaient le projet de reprise en Scop par les salariés comme une ineptie.
Aujourd'hui, comme l'a proposé la Parti de Gauche, la seule solution viable en coopérative serait celle de la SCIC (société coopérative d'intérêt collectif), qui permet d'associer les salariés, les collectivités locales, des investisseurs privés, des usagers et l’État lui-même.
Ce qui aurait comme immense avantage, non seulement de sauver l'entreprise, mais de l'arrimer au service public des transports.
Une telle solution nécessite de désobéir aux diktats de la Commission européenne, qui interdit à l'Etat d'investir dans une entreprise privée. Et cela, Sarkozy refuse de le faire.
A ce point, l’idée même d’une Scop « classique » (renommée depuis deux ans, Société Coopérative et Participative) est, dans le cas de SeaFrance, un leurre. Autant il existe des Scop de 1 200 salariés vivantes et prospères créées puis développées au fil des ans, autant aucune Scop ne venant d’une reprise d’entreprise en difficulté de cette taille n’a pu se pérenniser (rappelons-nous de Manufrance dans les années 80).
Et ce n'est pas uniquement la taille de l'entreprise mais aussi le contexte ultraconcurrentiel (différenciation uniquement par les prix), avec le dumping social des compagnies britanniques, qui rend peu crédible le projet de scop.
Nous ne réjouissons pas de cette pseudo-reprise en Scop : elle est simplement la démonstration d’une capacité du pouvoir actuel (mais nous l’avons également vécu dans les années 80) à laisser croire (pour un court temps) que les salariés de l'entreprise pouvaient reprendre leur destinée en mains sans soutien direct de l'Etat... Il sera facile au pouvoir de « démontrer » leur incapacité à faire vivre l’entreprise (problèmes de financement, de démocratie d’entreprise, de management, etc…).
Il n'est pas exclu que nombre des salariés de SeaFrance « prendront » leurs indemnités « extra-légales » et s’en iront chercher du travail ailleurs (ce qui est respectable); d’autres, n’investiront qu’une partie de leurs indemnités, compte tenu de leurs faibles revenus. Le financement final sera insuffisant et il sera alors facile pour le gouvernement d’expliquer que la « faiblesse de l’investissement des salariés » aura failli face au marché et à la réalité de la concurrence. Le pseudo-soutien du Président tout-puissant au projet de Scop est un piège. C’est tout simplement une escroquerie de campagne.
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Le projet de reprise en coopérative de SeaFrance, filiale de la SNCF, par les salariés de l'entreprise a été rejeté par le Tribunal de commerce de Paris. Mais tout n'est pas perdu, ils ont jusqu'au 12 décembre pour le présenter de nouveau.
Une offre de la direction de SeaFrance, qui prévoyait une recapitalisation à hauteur de 160 millions d'euros via notamment un prêt de la SNCF, a été retoquée par la Commission européenne, qui l'a jugée contraire aux règles de la « concurrence libre et non faussée ».
La CFDT, qui soutient le projet de SCOP, s'est engagée à affiner le projet, notamment en termes de financement. Déjà la Région Nord-Pas-de-Calais a voté le principe d'un financement de 10 millions d'euros sous la forme d'une avance remboursable ou du rachat d'un navire, lequel serait ensuite reloué à la future SCOP.
Il reste à l'Etat de désobéir au diktat des technocrates européens et de mettre la main à la poche, comme il n'a pas hésité à le faire pour renflouer les banques en faillite...
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Rédigé à 16:21 dans Actualité, Economie sociale et solidaire, Logement, Habitat, Social, Solidarités | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Il y a des députés capables de mener des bagarres à l'Assemblée, avec le souci de l'intérêt général toujours renouvelé, et de bien connaître les quartiers dans lesquels ils ont été élus.
C'est bien sûr le cas de Martine Billard, interviewée sur La Chaîne Parlementaire. A l'occasion de ce petit film tourné Place de la République, Martine m'a donné l'occasion de présenter l'intervention de la Régie de quartier Paris centre sur son territoire. Qu'elle en soit ici chaleureusement remerciée. Tout cela montre à quel point, l'un et l'autre, nous sommes mobilisés pour maintenir un habitat populaire dans le centre de la capitale. Et cela n'est pas gagné...
Portrait M Billard-insitu-LCP par martine-billard
Ce documentaire sera diffusé sur LCP samedi 11 septembre à 23h30!
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