A l’unanimité, le conseil du 3e a émis, hier soir, le vœu
d'obtenir,
«si nécessaire», des moyens financiers et humains en vue
de rétablir la collecte des ordures ménagères sept jours sur sept dans le
quartier des Gravilliers.
Il faut dire que c’est Claire- Marie Neufville, conseillère
Verte, habitante de la rue Chapon, qui a jeté le pavé dans la mare. Elle avait relancé le débat lors d’une
récente réunion publique de concertation. Elle y avait
déclaré qu’elle était très déçue que si peu de choses avaient été faites pour
améliorer la vie dans ce quartier et avait même annoncé qu’elle ne serait pas
candidate pour un nouveau mandat… ajoutant, cerise sur le gâteau, qu’elle était
"favorable à un rétablissement de la collecte des déchets tout au long de la
semaine." Très fâché, le maire avait réagi en promettant qu’il proposerait un
vœu allant dans ce sens au prochain conseil. Ce qu’il fit, tout en nous
soumettant un texte dans lequel il ne faisait aucunement allusion aux moyens à
mettre en œuvre pour augmenter le nombre de jours de passages des bennes à ordures.
Autant dire qu’il voulait se limiter à envoyer un signal aux habitants du
quartier, sans pour autant se donner les moyens que le vœu se concrétise. Car
sans moyens budgétaires supplémentaires, ce «vœu pieux» resterait
effet d’annonce, à seule fin de séduire les électeurs…
Il faut se rappeler qu’en 2004, trois jours de collecte de déchets des habitants avaient été supprimés afin de mettre en place, à « budget constant », un ramassage des cartons des commerçants réclamé à cor et à cri…
Une communication calamiteuse de la Ville de Paris et de la mairie du 3e avait provoqué les foudres des associations de quartier. Dans un premier temps, d’ailleurs, un jour avait été rétabli, le samedi, pour arranger un peu les choses.
Nous avons, de notre côté, réussi à convaincre Yves Contassot, adjoint au maire de Paris, notamment chargé de la Propreté, que cette affaire n’avait pas été bien menée et qu’il fallait rectifier le tir.
Le maire comptait visiblement sur une division entre écologistes pour taper sur Contassot, et donc sur les Verts. Mais non seulement, nous avions eu un débat franc entre nous, mais nous étions sur la même longueur d’onde avec notre ami Philippe Stierlin, conseiller communiste. C’est ce qu’ont vite compris Camille Montacié et Christine Frey, élues socialistes, qui ont œuvré, en séance du conseil, pour que l’on se mette d’accord sur le texte.
J’espère maintenant que Pierre Aidenbaum n’oubliera pas de défendre notre vœu au conseil de Paris, afin que les crédits soient débloqués.
Il va falloir aussi faire le point avec la société privée qui, en termes de nombres de camions et d'effectifs, n'a pas l'air de bien faire son boulot.
Photos ©
Jean-François Ségard
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